Échecs : Ruben, 13 ans, meilleur joueur français
- eclm72
- 22 mars 2017
- 2 min de lecture
Publié le 05/03/2017 à 02:03 OUEST FRANCE

Au classement national, Ruben (à droite), membre de l'Échiquier club du Mans, devance nettement ses concurrents.
Favori de la finale du championnat de France, le mois prochain, le jeune Sarthois est le mieux classé dans sa catégorie. Il participe, ce week-end, au Festival des jeux de l'esprit.
Moins de deux minutes, montre en main. C'est le temps qu'il a fallu à Ruben Harutyunyan, 13 ans, pour mettre échec et mat l'auteur de cet article, qui, à 45 ans, a la prétention de savoir jouer aux échecs.
Ruben, c'est le futur Zizou des échecs. L'équipe de l'Échiquier club du Mans lui promet un avenir brillant. Et pour cause.
Classé numéro un français dans la catégorie benjamins, Ruben part grand favori du championnat de France, le mois prochain, à Belfort. Safar, son jeune frère, suit la même trajectoire. Le cadet, 12 ans, est vice-champion de France dans la catégorie pupilles.
Les deux frérots, dont la rapidité et l'agressivité dans le jeu contrastent avec la voix douce et le regard serein, ont commencé à jouer dès l'âge de 5 ans, avec leur père et leur grand-père, originaires d'Arménie. Les deux virtuoses ont très vite intégré le club du Mans. Et commencé à rafler les médailles.
Un professeur ukrainien
« Ruben sera maître, c'est sûr. Peut-être grand maître », estime Alban Delorme, son entraîneur au club. Pour y parvenir, Ruben « travaille » - il insiste sur ce terme - au moins une heure par jour, en moyenne. Avec Alban, avec un livre ou avec un professeur ukrainien, via Skype. Sans oublier l'application sur l'ordinateur, où le jeune maître de l'échiquier analyse les parties des meilleurs joueurs.
Rappelant que les échecs stimulent la mémoire, le sens de l'anticipation et la logique, Alban axe l'entraînement sur le début de partie : les ouvertures. La préférée de Ruben, c'est l'espagnole, avec un fou offensif. Le garçon est un attaquant : il préfère jouer avec les blancs, qui ont l'initiative au départ.
Cérébral, l'ado ? Plutôt bien dans sa peau. Baskets, jean's, doudoune bleu marine, l'élève du collège Jean-Cocteau, à Coulaines, se passionne plus pour l'histoire que la physique-chimie. Il joue au foot. Et fait partie d'un club de natation.
S'il persévère, Ruben pourrait faire partie de la trentaine de joueurs professionnels français. Son coach bienveillant est confiant : « Il a un gros potentiel et une énorme marge de progression. »
Jérôme LOURDAIS.